Présentation du blog

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Durant tout le long du blog, je parlerai principalement des films cannibal-gore qui sont sorti dans les années 70-80 et de films particulièrement gore

# Posté le vendredi 10 février 2006 13:58

Cannibal Holocaust

Cannibal Holocaust
Année : 1980
Réalisateur : Ruggero Deodato
Acteurs : Francesca Ciardi, Perry Pirkanen, Robert Kerman, Lucas Giorgio

Résumé : Des jeunes reporters decident de monter une expedition en Amazonie pour decouvrir des tribus cannibales. Ils rencontrent a moins de 4 heures d'avion de New-York des Indiens aux rites barbares et cruels.

Un film-scandale Cannibal Holocaust, dont le thème est le cannibalisme, provoqua de nombreux remous à sa sortie en raison des images extrêmement violentes qu'il comporte, prétendument réalisées sans trucage. Ainsi, les scènes de massacre des animaux sont effectivement réelles et provoquèrent l'interdiction du film en Italie, beaucoup pensèrent que le film était un snuff-movie, et donc que les humains torturés puis tués dans le film l'étaient aussi réellement.

Des effets spéciaux plus que réalistes ! Le réalisateur Ruggero Deodato fut convoqué par la justice italienne pour prouver que les effets spéciaux de Cannibal Holocaust étaient véritablement des effets spéciaux et que les acteurs étaient... de vrais acteurs ! Ce réalisme des effets spéciaux contribua à propager la rumeur selon laquelle les acteurs décédaient réellement sur le tournage.

Un procès pas comme les autres ! La justice italienne était particulièrement incrédule en entendant le réalisateur Ruggero Deodato clamer que Cannibal Holocaust n'était pas un snuff-movie. Pour s'en convaincre, elle alla ainsi jusqu'à demander au cinéaste de recréer sous ses yeux, dans la salle de procès, le trucage utilisé pour la scène de la femme empalée par un bout de bois (lien ici !

# Posté le vendredi 10 février 2006 14:11

Modifié le vendredi 10 février 2006 14:23

Cannibal Ferox

Cannibal Ferox
Année : 1982
Réalisateur : D'umberto Lenzi
Acteurs : Zora Kerowa, Brian Redford, Lorraine De Selle, John Morghen

Résumé : Gloria Davis, étudiant le phénomène du cannibalisme, organise une expedition à destination de la forêt amazonienne, accompagnée de son frère Rudy et d'une amie, Pat. Dans une clairière au sol jonche de cadavres indigènes, ils rencontrent deux américains blessés.

Cannibal Ferox est un pur produit nanar de l'Italie de la fin des années 70. A réserver à un public averti, le film n'est qu'une simple compilation de scènes plus ou moins cruelles, plus ou moins gore.
Alors que le Cannibal Holocaust de Deodato sentait bon le parfum du scandale, Umberto Lenzi essaie d'en prendre le meilleur et de le remettre au goût du jour. Donc au menu, toujours des scènes de cruauté animale (moins dures que dans CH tout de même), un peu d'érotisme crade et de bons trucages d'horreur. Mais par delà ces images Cannibal Ferox pose des questions simples et non encore résolues :


Pourquoi les cannibales bouffent-ils toujours les intestins et la cervelle ?
Pourquoi l'homme blanc, lorsqu'il voit une indienne a-t-il naturellement envie de la violer ?
Est-il naturel de faire l'amour dans un camp de cannibales ?
Pourquoi les cannibales font-ils toujours sécher les cadavres pendant des semaines ? Ca doit fouetter non à la fin. Pas étonnant qu'on découvre leur camp !
Et enfin et surtout, pourquoi certaines actrices italiennes ne se rasent pas sous les bras ?

Plus sérieusement, Cannibal Ferox est véritablement un film délirant parce qu'il est tourné dans des conditions extrêmes (toujours en caméra-épaule), parce que le scénario est débile (il y a une petite partie qui se passe à New-York avec une vague histoire de tueurs recherchant l'un des dealers déjà enfui en Amazonie) et parce que finalement Cannibal Ferox va beaucoup plus loin que Cannibal Holocaust. Alors que ce dernier posait simplement la question "Qui sont les Barbares ?", Cannibal Ferox creuse la psychologie de ce message et nous apporte la réponse : "Les barbares c'est nous !" Il était temps que nous l'apprenions, un affreux doute m'habitait !
Cannibal Ferox fait donc partie de ces petits films à petit budget où ce qui les distinguait c'était le fait d'en rajouter toujours plus. Que ce soit dans le titre (le film s'appelle "Make them die slowly" en anglais) dans les affiches ou les messages inscrits sur celles-ci (Dans Cannibal Ferox, on nous précise que le film est interdit dans pas moins de 31 pays !), dans les acteurs (tous italiens mais qui prennent des pseudos à consonnance anglaise)... bref c'est le témoignage vivant d'un cinéma fait de bout de ficelles par des réalisateurs qui ne sont pas forcément des génies mais qui tournent de la pelloche avec une telle énergie que même si le résultat peut paraître pitoyable, on reste scotché devant les images, dégoûté et avec un goût amer dans la bouche; et c'était bien le but d'un réalisateur comme Umberto Lenzi.

J'entends déjà les sirènes de la censure et les voix traditionnalistes nous dirent que ce type de film est lamentable, que ce cinema ne devrait pas exister, qu'il s'adresse à un public dégénéré et qu'il faut clairement être dérangé pour voir ce genre de films. J'entends les mêmes sirenes nous dirent que les scènes sont insoutenables et ne devraient pas être diffusées. Mais ce sont les mêmes sirènes qui ont acclamé "Un Homme nommé Cheval" (et je pense à une scène en particulier commune aux deux films), ou "Soldat Bleu" ou plus récemment la Pianiste, alors faudrait savoir : s'il n'y a pas la grande machine hollywoodienne derrière, où s'il n'y a pas d'intellectualisme de Prisunic, tous ces petits films n'auraient pas le droit d'exister. Trop facile et trop réducteur.
Cannibal Ferox est donc un gros nanar de zone Z, il n'a jamais eu d'autre prétention, et moi j'adore ça. Il est aussi l'occasion de revoir à l'écran l'immense, le génial Venantino Venantini (le porte-flingues de Ventura dans les Tontons) dont la carrière italienne dans le nanar n'est pas suffisament connue en France. Un grand moment de détente que ce film.

Bénéficiant d'un transfert anamorphique, le film reste néanmoins d'une qualité moyenne : beaucoup de fourmillement ou de flous dans les arrière-plans, des étalonnages de couleurs mal maîtrisés (les têtes des personnages sont souvent très "rouge") et un master de qualité inégale selon les scènes. Bref, c'est pas du tout beau, même si le film est globalement regardable. Faut dire aussi qu'à l'origine, Lenzi n'avait pas les moyens de Manckiewicz ou Cecil B. de Mille et que les pelloches ne devaient pas être dans le meilleur état qui soit !!

# Posté le vendredi 10 février 2006 14:30

Amazonia, l'esclave blonde

Amazonia, l'esclave blonde
STUDIO : SUPPORT :
CINEVEGA / G.P.I. DVD ZONE 2 PAL (FRANCE)
ORIGINE : EDITEUR :
ITALIE / 1986 NEO PUBLISHING
GENRE : VIDEO :
AMAZONIA LA JUNGLE BLONDE FORMAT 1.85:1 — 16/9
INTERPRETATION : AUDIO :
ELVIRE AUDREY, NEAL BERGER... FRANCAIS / ANGLAIS : DD MONO
RÉALISATION : SOUS-TITRES :
MARIO GARIAZZO (ROY GARRETT) FRANCAIS
DUREE : BONUS :
86 MIN. BANDE-ANNONCE, FILMOGRAPHIES

Résumé : Alors qu'ellle comparait en justice pour le meurtre de son oncle et sa tante, Catherine Miles explique à la cour comment le drame s'est déroulé. Passant des vacances en Amazonie, elle et ses parents se sont fait agresser par des indigènes. Evannouie, c'est lorsqu'elle reprend connaissance qu'elle aperçoit ses géniteurs inanimés se faisant trancher la tête par la tribu. Captive, elle devient l'esclave des sauvages et subit toutes les humiliations. Mais, dans son coeur, seul le désir de vengeance subsiste, et les sauvages ne sont pas forcement ce que l'on croit.

Toute chronique qui se respecte sur un film de cannibales se doit de resituer l'½uvre en question à l'intérieur d'un genre plus vaste : le film de jungle. Cette généalogie toute en végétation touffue et stock shots criants s'impose d'elle-même en ce qui concerne Amazonia – L'esclave Blonde, dans la mesure où nul festin anthropophage ne vient pimenter les péripéties de son héroïne. Ce qui n'empêche nullement Neo Publishing de l'inclure sans vergogne dans sa « Cannibales Anthologie » à la suite du Dernier Monde Cannibale (Deodato déjà extrême trois ans avant Cannibal Holocaust), de Cannibal Ferox (qui mériterait le label Eurociné si ce n'était les effets de maquillages) et avant Cannibalis – Au pays de l'Exorcisme (un intérêt historique certain et le support DVD sauveront-ils ce Lenzi sous tranxène ?).

L'inquiétant personnage au masque blanc ornant le fourreau cartonné de cette édition est bien un mangeur d'hommes mais il n'apparaît que le temps de connaître, ironie du sort, un trépas végétalien, étouffé par une motte de terre ! Exempt de scènes de cannibalisme, L'Esclave Blonde affiche néanmoins une telle fidélité aux canons du genre, encore accentuée par l'influence sensationnaliste et musicale de Cannibal Holocaust, que l'amalgame en deviendrait presque pardonnable.

Catherine Miles fait ses études à Londres et passe ses vacances en Amazonie avec ses parents. A peine soufflées les bougies de ses dix-huit printemps, elle embarque avec eux pour un périple fluvial qui tournera au massacre. Papa aura juste le temps de lui prodiguer une édifiante leçon de vie avant que la petite famille ne s'effondre victime de fléchettes bien ajustées. L'½il crevé de maman ouvre les festivités gore de la bande. Lorsque Catherine recouvre ses esprits, elle assiste à la décollation de ses parents par de fiers mâles de la tribu des Guaynira. Les braves préfèrent laisser sa tête blonde à son emplacement naturel pour mieux « l'adopter » et en faire la possession d 'Umukai. Dépucelage à la tige, châtiments à base de visage enduit de miel offert à la voracité des insectes, exposition permanente des têtes des géniteurs, embuscade des Tamuli – nos fameux cannibales aux dents élimées –, inévitables scènes de la chaîne alimentaire animale, deviendront son lot quotidien. Maître et esclave finiront par s'éprendre l'un de l'autre non sans quelques difficultés d'acclimatation pour cette dernière. La frontière entre civilisation et barbarie n'aura de cesse de se brouiller, d'autant qu'entre une chasse à l'homme menée en hélicoptère, la révélation de l'identité des véritables assassins des parents et la quête vengeresse qui en découlera, les actes de sauvagerie jalonnant la deuxième partie du métrage seront tous perpétrés par des Blancs.

Mario Gariazzo se fait fort de nous conter une histoire vraie, comme aime à nous le rappeler une voix-off masculine assez Mondo dans le ton – Prosperi est à la plume –, les scènes du procès de la blonde revancharde et un plan prétendument « dérobé » de l'authentique Catherine Miles en prison. Pour autant, son souci de réalisme ne va pas jusqu'à s'engager dans une réalisation faussement documentaire, parti pris de Deodato dans la deuxième moitié de son classique. Pas de film dans le film ici, nous avons affaire à un film de jungle dans la norme (du genre, s'entend). De même, son exploitation de la violence gore déçoit quelque peu par son traitement conventionnel : suffisamment explicite pour être efficace, elle est en contrepartie rendue elliptique par un montage serré. Nous sommes loin de Deodato, qui dans Cannibal Holocaust et Amazonia : L'esclave blonde s'attachait à restituer à les sévices dans leur intégralité et leur crudité.

La roublardise mercantile et la violence de cette oeuvrette ne constituent heureusement pas son intérêt premier qui serait plutôt à chercher du coté d'un parcours initiatique énoncé avec une désarmante naïveté. L'itinéraire de Catherine est celui de la dissolution des repères, de la perte de l'innocence, de la découverte de l'altérité et de l'amour. Le tout transposé dans un environnement extrême, et souligné au crayon gras. « (...) les lieux merveilleux de [son] enfance, (...) l'immense paradis vert où [elle] pouvait courir librement et 'amusait comme [elle] l'entendait », ce parc tropical pour enfant gâtée, se révè- lent être l'endroit où les faux-semblants se dévoilent et les êtres se révèlent à eux-mêmes. Les masques tombent (trahison des siens), les valeurs sont remises en question (Catherine intègre la tribu, réfléchit sur ses rites, ira jusqu'à reprendre ses codes pour infliger son châtiment), les barrières morales vacillent à travers la révélation de la sauvagerie inhérente à chacun (vengeance !). L' Autre surgit dans toute sa barbarie (trophées humains, supplices divers régis par la coutume) avant que ne soit acceptée son humanité via sa souffrance (Catherine soignant la blessure d'un homme de la tribu) ou sa capacité à aimer (le suicide romantique d' Umukai déchiré entre tradition et sentiments).

Il se serait aisé de se gausser de la façon grossière dont cette morale nous est exposée, de crier à la bonne conscience d'un cinéma d'exploitation tentant de se racheter une conduite tout en livrant avec complaisance ce qu'on attend de lui. Ce serait mépriser l'essence du genre, son ambiguïté fondamentale et redoutablement attractive, entre impératifs nauséeux et velléités de réflexion, entre humanisme naïf et violence exacerbée.
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# Posté le vendredi 10 février 2006 14:55

Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:46

Terreur Cannibale

Terreur Cannibale
Genre : cannibales
Réalisateur : Alain Deruelle
Scénario : H.L. Rostaine
Pays : France/Espagne
Année : 1981
Musique : Jean-Jacques Lemètre
Acteurs : Silvia Solar, Gérard Lemaire, Pamela Stanford, Olivier Mathot, Burt Altman, Stan Hamilton, Antoine Fontaine, Antonio Mayans, Michel Laury

Résumé : Une bande de gangsters kidnappent Laurence, la fille d'un riche couple d'industriels. En prenant la fuite, ils se retrouvent en plein pays cannibale.
Après le succès de "Cannibal Holocaust" et "Le Dernier Monde Cannibale" et les grandes controverses que ces deux films ont engendrées, il était évident que d'autres réalisateurs se penchent sur un cannibal movie. Cependant, "Terreur Cannibale" reste incomparable, le fossé entre les films cités et celui-ci étant énorme. Incohérences, dialogues insipides et scènes qui ne servent à rien sont au programme.

Le film s'ouvre sur une musique gaie, en décalage complet avec le titre (cette musique sera d'ailleurs reprise de nombreuses fois). Dès le début, on est en droit de se demander si on ne s'est pas trompé de film.
Tout commence dans un port où deux personnes tentent d'entrer par effraction dans un bateau. Les blagues fusent (inutile de dire qu'elles ne sont pas drôles), les scènes inutiles s'enchaînent (un dialogue entre le père et sa petite fille) et l'ennui prend place rapidement.

S'ensuit une lente embardée vers le pays des cannibales où la caméra reste plusieurs fois bloquée quelques secondes sur le paysage alors que la voiture a déjà quitté le champ. Cette mauvaise surprise casse encore une fois le rythme. Ce n'est finalement qu'après les trente premières minutes du film passées que l'on assiste enfin à un peu d'action : une des femmes de l'expédition se fait attraper puis dévorer. Personne ne tombe d'étonnement, pas même l'actrice, en découvrant que des cannibales passaient par là au hasard. Et une fois de plus, la déception est au rendez-vous. Pas de forêt, pas de jungle, les cannibales ont manifestement établi leur village dans un endroit totalement à découvert (les personnes très observatrices constateront que l'on peut voir des voitures garées au loin dans le campement des cannibales).
Les chants des oiseaux sont omniprésents et répétitifs à souhait. En effet, ce sont toujours les mêmes sons qui sont utilisés ce qui a pour conséquence d'alourdir un peu plus le film.

Quant aux cannibales, ils décrédibilisent eux aussi ce fabuleux "Terreur Cannibale". Seule la peinture qu'ils ont sur le visage permettent au spectateur de comprendre qu'ils sont des cannibales. En effet, contrairement aux anthropophages de "Cannibal Holocaust", ceux-ci sont beaucoup plus sages, beaucoup plus civilisés. Il n'est pas rare de voir des cannibales obèses, avec une barbe rasée n'importe comment ou encore avec une coupe de cheveux assez extravagante. De même, mis à part sauter sur place autour d'un feu ou rigoler face à la caméra en brandissant une lance, l'on ne voit pas grand chose.

Au final, qu'est-ce que "Terreur Cannibale" ? Deux scènes de cannibalisme - l'une au début du film, l'autre à la fin - une scène de viol totalement gratuite, des têtes de mort en plastique, une fin complètement inepte et des dialogues inutiles. Ce film est sans saveur et l'on préférera de très loin les autres films du genre.
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# Posté le samedi 11 février 2006 03:07